Billet d'humeur 26/09/2018

MON BILLET D'HUMEUR DU JOUR.

Billet humeur

Aujourd'hui, suite à tous vos messages de soutien et d'encouragement, j'ai décidé de mettre par écrit ce que je ressens et ce que je vis en ce moment. Cela peut paraître dérisoire pour certains mais au quotidien c'est plus que difficile. Aujourd'hui j'ai voulu m'ouvrir entièrement à vous et peut-être que d'autre dans ma situation se sentiront moins seul(e)s.

 

Il s'agit d'un tout en fait, le quotidien, les enfants, le fait de ne pas travailler... tout ce mélange qui créait en moi un cocktail explosif. 

 

En effet je suis en congé parental depuis la naissance de Lohan afin de pouvoir m'occuper de lui mais aussi d'Aurélien. D'être plus présente pour mon grand, car il faut se l'avouer avec le boulot que j'effectuai c'était la course sans arrêt nous n'avions pas de moment privilégié. Sauf que je n'imaginais pas que cela ferai ressortir autant de souffrance en lui. 

 

Je suis séparée de son géniteur (nous ne pouvons pas appeler cela un père). J'étais victime de violences conjugales (physiques mais surtout psychologique même après notre séparation).

Après la rencontre de mon conjoint actuel, et après avoir encore subit des coups de la part de mon ex après notre séparation, j'ai décidé de faire les démarches au juge des affaires familiales afin de statuer sur la garde d'Aurélien. Sur cette demande je n'ai pas voulu que mon fils soit coupé de LUI. J'ai donc demandé un droit de garde 1 weekend sur 2 et la moitié des vacances.

Sauf que le jour du Jugement IL ne s'est pas présenté et la juge a noté sur l'acte "que l'absence de Mr montre l'intérêt qu'il porte à son enfant" de là elle m'a confié l'autorité parentale exclusive et également les demandes que j'avais faites (elle m'a demandé à plusieurs reprises si j'étais sûre de le vouloir et oh mon dieu j'aurai du l'écouter). 

 

Une fois le jugement fixé IL ne prenait Aurélien que quand il en avait envie ou quand cela pouvait lui apporter quelque chose, nous ne parlerons même pas de la pension alimentaire. Mais le pire a été quelques temps avant l'annonce de la grossesse. Nous sentions Aurélien différent, plus dur qu'à l'accoutumé. 

 

Les appels téléphoniques se faisaient plus rares, IL prenait quasi plus contact avec Aurélien et quand IL ne le prenait pas il fallait que ce soit MOI qui explique à Aurélien le pourquoi du comment. Forcément je passais pour la méchante et mon loulou venait à croire que c'était moi qui ne voulait pas le laisser y aller. 

 

Sauf qu'un jour, IL m'a menacé et menacé Aurélien, de là j'ai pris la décision (appuyé par la psychologue de l'époque et l'assistante sociale) de dire STOP.  Aurélien n'irai plus chez son géniteur.

En fait il était tordu avec mon fils, IL disait à Aurélien qu'un père n'a pas à appeler son enfant que c'est à lui de le faire, que lorsque son frère viendrai au monde je me détournerai de lui, que je ne l'ai jamais aimé (on parle d'Aurélien), que s'il me tapait c'est que je le méritais .... Nous mettions toujours les appels sur hauts parleurs donc quand je suis intervenue j'en ai pris pour mon grade ....

 

Après l'annonce qu'Aurélien n'irait plus chez LUI il a été comme soulagé, mon loulou était un peu plus "vivable" quelques temps puis on a eu le revers de la médaille comme on dit. Et Aurélien s'est mis à nous avouer des choses qui se passaient chez LUI... au compte gouttes, mais lui qui est très fermé c'était une véritable épreuve au point où il se fait violence envers lui même. J'ai ainsi compris qu'il me rendait responsable de ne pas l'avoir protégé à ce moment là, mais en même temps je l'ignorais (attention il n'y a pas eu d'abus ni de violence physique). Bien entendu ces aveux nous ont conforté dans notre décision. 

 

Sauf qu'Aujourd'hui, la situation est de plus en plus compliquée, sa violence et ses crises de nerfs/d'hystérie sont quasi quotidienne, la psychologue qui le suivait nous a lâché et nous avons peiné à trouver un médecin qui veuille le prendre en charge.

 

Mais le pire c'est son déchaînement de haine envers moi et ses insultes (un ex : je suis une bonne à rien, une écervelée qui ne sert à rien etc etc ... ).

Mercredi dernier il a demandé à appeler son géniteur, ce que je lui ai donc laissé faire sauf que, mon dieu, les paroles que l'autre à pu avoir m'ont bouffées de l'intérieur. Comment peut on dire à son enfant que si les adultes se disputent et que "son père" insulte et rabaisse sa nouvelle concubine c'est de la faute de l'enfant en l'occurrence celle d'Aurélien. Comment cela peut être la faute d'Aurélien mais bordel comment on peut oser dire cela ...

Malgré mon intervention et ma discussion avec Aurélien il reste persuadé de cela. Son père veut le prendre pendant les vacances mais je m'y oppose (en même temps quasi 1 an sans prendre des nouvelles de son fils ni essayé de le voir ou de récupérer son droit de visite c'est bien une preuve en elle même non ?). 

 

Bref cette situation me bouffe, ça et le fait que je vais reprendre une activité professionnelle, le changement que cela va engendrer pour lui, pour nous etc ... Je peine à faire surface ... heureusement vous êtes là. Vous m'encouragez à prendre le dessus. 

 

Je voulais par ce texte vous faire comprendre ce qui me fait me sentir aussi mal, j'aime mes enfants plus que ma propre vie, je pourrais remuer ciel et terre pour eux mais cette situation me fait repartir plusieurs années en arrière. 

 

Je sais que nous allons y arriver que notre famille arrivera à prendre le dessus.

 

Merci de m'avoir lu, n'hésitez pas à me laisser votre vécu. 

 

Je vous embrasse :) 

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